L’oued Tânsrine traversant le village de Timeghras, dans la commune d’Aït Boumahdi, est transformé en un véritable dépotoir. Dans la forêt Tamurt Bouada, une immense décharge sauvage a été créée par la commune depuis près de vingt ans et s’agrandit de jour en jour.
Le danger que présentent ces tonnes d’ordures ménagères et autres détritus sur l’environnement ne semble inquiéter personne. Les différents présidents d’APC qui se sont succédé n’ont pas daigné trouver un meilleur endroit pour accueillir une décharge communale réglementée. La protestation du comité de village de Timeghras et des propriétaires des terrains situés à proximité de cette décharge n’a donné aucun résultat. L’actuel président de l’APC a été aussi saisi pour trouver une solution à ce problème, en vain. Les pollueurs, à leur tête l’APC, continuent à déverser leurs déchets, dégradant ainsi la qualité de l’eau de l’oued et menaçant toute survie des espèces de poissons. Pis, la décharge de Tânsrine a été à l’origine d’un dangereux incendie qui a ravagé, au début de cet été, près d’une centaine d’oliviers. Lyès Menacer
A voir la cadence molle avec laquelle sont menés ces chantiers, le projet des 80 logements LSP en cours au chef-lieu de la daïra des Ouacifs risque tout bonnement de s’éterniser.
Et la vox populi locale n’a pas tardé, pour preuve, à le tourner en dérision en lui prédisant de figurer dans le livre Guinness des records comme pour ne pas échapper à la terrible règle qui a toujours caractérisé presque la majorité des grands projets lancés dans la région. Et le lycée polyvalent d’Aït-Boumehdi, et surtout le centre de santé de Tizi-Letniyen ou encore le Centre de formation professionnelle du chef-lieu de daïra ayant traîné respectivement une décennie, 17 ans et 25 ans pour être finalisés et, récemment, seulement pour les deux dernières infrastructures, sont cités en tristes exemples pour étayer cette tout aussi triste perspective. En effet, alors qu’il ne reste que le sixième du délai imparti qui est de l’ordre de 24 mois, les chantiers de ce projet, le premier du genre qui a été concrétisé du temps du dernier administrateur en charge des affaires de la commune des Ouacifs, traînent la patte et avancent à pas de tortue. Que l’on en juge : les travaux, qui ont été entamés pourtant bien avant la délivrance de l’ODS (ordre de service) en janvier 2006, ne concernent que deux sur les trois sites retenus, à savoir l’ancien monument aux Martyrs, à proximité de la mosquée, en face du tribunal, alors que les chantiers au niveau du troisième site, celui situé entre le tribunal et l’agence postale n’ont pas encore démarré. Pour ce qui est du premier site devant accueillir 28 logements, en sus de deux niveaux de locaux à divers usages, les travaux sont au premier plancher, alors que l’on s’attelle présentement au coulage des piliers du premier étage. Au niveau du deuxième site, celui en face du tribunal (28 logements avec deux niveaux de locaux), les travaux sont à la préparation de la seconde dalle du troisième bloc, alors que les travaux des trois autres blocs prévus n’ont pas encore démarré. L’entreprise en charge peut bien se voiler derrière le contournement de ce site d’une conduite d’eau potable en amiante qui a été dernièrement refaite. Ou encore de la problématique de dégager le troisième site par un fast-food dont le gérant se prévaudrait d’une autorisation d’occupation des lieux délivrée par une précédente administration communale et ferait fi de moult mises en demeure de la part de l’actuel exécutif municipal et dont l’application s’est heurtée à l’absence d’une force publique. Cependant, ces aléas aux côtés de bien d’autres dont l’exiguïté des lieux traversés sur toute la longueur par un chemin fortement fréquenté, ne sauraient, à eux seuls, expliquer le retard criant accusé dans l’exécution des travaux à imputer à l’entreprise dont les moyens mobilisés, aussi bien humains que matériels, sont dérisoires. Ajouter à cela les nombreuses réserves formulées à chaque fois par les agents du contrôle technique et causant davantage de retard. Et, au risque de se faire réprimander par le wali lors de ses deux dernières virées d’inspection dans la région, les autorités locales ont bien pris le soin de ne pas inclure le projet dans l’agenda du responsable de l’exécutif de wilaya. En attendant, l’attente des futurs acquéreurs de ces logements, qui ont consenti d’énormes sacrifices, ne sera certainement que plus longue, à moins que l’on décide de booster le projet en sommant l’entreprise sur place d’accélérer la cadence ou en lui greffant une ou deux autres entités à même de réduire au minimum la durée de réalisation qui dépassera, dans tous les cas de figure, les délais initiaux.
Tafat K.
L’exemple du candidat de Ouacifs à l’occasion de la session du bac de l’année dernière ayant réussi ce fameux test à l'âge de 35 ans semble faire des émules dans la région. En effet, un autre postulant du même âge a récidivé cette année en s’octroyant un bac série sciences de la nature et de la vie. Et le mérite de Lamara Berdous, ce lauréat singulier, est beaucoup plus grand que celui de son prédécesseur, par ailleurs ancien camarade de classe comme par hasard. En effet, il a poursuivi ses études en solo depuis le niveau de la 4e année moyenne, niveau qu’il avait lorsqu'il a été invité à quitter le cursus scolaire il y a bien des années jusqu’à atteindre ce niveau de la classe de terminale. S’en est suivi alors un autre combat, celui de décrocher ce tant convoité baccalauréat. Un combat qui s’est révélé dur, très dur. Mais notre vaillant élève a fini tout de même par prendre le dessus en le décrochant. Bel exemple pour ces cohortes de jeunes garçons qui rechignent à l’effort et abdiquent au premier échec. L’adage ne dit-il pas que “la gloire ce n’est pas de ne jamais tomber mais de se relever à chaque fois que l’on tombe” ? En tout cas, Lamara Berdous semble avoir bien assimilé cette citation de Jean Baby.
T. K.









