Si les opérations de désamiantage sont menées au niveau de certains édifices à travers le pays à coups de sommes colossales, à Ouacifs, chef-lieu de daïra, situé à près de 35 km au sud de Tizi-Ouzou, cette matière fortement cancérigène qu’est l’amiante serait servie à même la table, et ce, depuis des années et dans l’ignorance de tous.
Et pour cause, l’on parle d’un consistant tronçon du réseau de distribution de l’eau potable desservant la localité qui serait à base de celte dangereuse matière filamenteuse. Le subdivisionnaire de l’hydraulique de la circonscription (Ouacifs et Ath-Yenni), nous confirma tout récemment l’information que nous détenions quelques jours auparavant d’un médecin, tout en écartant tout danger de contamination, s’appuyant sur une certitude scientifique, dit-il, selon laquelle la matière (l’amiante) ne constituerait point un danger quand le réseau est tout le temps plein, ce qui est le cas du réseau en question. Une vérité scientifique que remettent en cause bien d’autres voix tout aussi autorisées que nous avons sollicitées fort à propos et qui mettent l’accent, elles, sur le phénomène de l'érosion consécutivement à l’action de l'eau, selon son pH, ce cœfficient déterminant l’acidité et la basicité d’un quelconque milieu, sur la paroi de la conduite, sans omettre de parler de ces plus ou moins longues durées de pénu
ries de ce précieux liquide qu’est l’eau, surtout en saison estivale, durée assez suffisantes pour permettre la désintégration de ces mêmes parois intérieures des canalisations. En tout état de cause, quand bien même l’impact de cette information connue des autorités et autres services concernés n’est pas quantifié en l’absence de statistiques quant à d’éventuels cancers contractés dans les ménages alimentés en eau potable à partir du tronçon suscité, l’on ne semble point s’émouvoir outre mesure. L’on se contente simplement de nous rétorquer, quant à un éventuel projet de réfection du réseau incriminé pour éliminer définitivement la hantise d’une éventuelle contamination, que cela se limitera a seulement une partie de ce dernier, soit une longueur de près de 80 mètres, à la charge de l’OPGI, pour les besoins de contourner l’assiette (en face du Palais de justice) où sont menés depuis janvier dernier les travaux de réalisation d’une partie d’un programme de LSP (logements sociaux participatifs).
Tafat K.












