Ouacifs
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Ouacifs est une daira rurale d'Algérie, située au sud de la wilaya de Tizi-Ouzou et limitrophe de la wilaya de Bouira. Son code postal est le 15285.
Elle se situe à flanc de la montagne du Djurdjura, culminant à 2308 mètres au lieu dit "la main du juif". Sa population, Ath ouacifs, est estimée à 50 000 habitants et est composée de 28 villages, répartis en trois communes : Ath boumahdi, Ath toudert et Ouacif. Parmi les personnalités de Ouacifs on distingue le colonel Amirouche, militant de la guerre d'Algérie, l'ancien chef du gouvernement Ahmed Ouyahia ou encore Amrane Bélaïd de Zaknoun.
La daïra assez rurale à toujours été une terre d'émigration. Les destination majeures sont la France et les grandes villes d'Algérie. On retrouve une forte communauté originaire de Ouacifs à Alger, Oran, Ain Beida, Constantine, Chlef, etc...
L'artisanat est représenté par la fabrication du tamis et du carde ( métier de transformation de la laine) à Zaknoun et de la selle pour anes et chevaux à Ait abbas.
Les gens de Ouacifs, des montagnards sont connu pour leur participation active à la guerre d'indépendance algérienne. Les derniers combats ont en lieu en 1964 entre le Front des forces socialistes (FFS), très bien implanté dans la région, et les militaires de la nouvelle armée algérienne (ANP). La Daïra de Ouacif possède des atouts en matière de tourisme car elle renferme en plus du Djurdjura de très beaux paysages.
Aït Boumahdi : Projet AEP à la traîne
Le projet d’alimentation en eau potable des habitants d’Aït Aâgad, un village de la commune d’Aït Boumahdi est toujours à la traîne. Les habitants attendent depuis une année l’achèvement du dernier tronçon d’environ 700 m, reliant la seconde station de refoulement, sise au niveau d’Ighaladhen, au dernier réservoir. Pourtant, le marché a été attribué provisoirement en juillet 2007. L’enveloppe allouée est de 250 millions de centimes, apprend-on. Programmé au titre des projets sectoriels de développement, le montant total du projet est de 1,5 milliard de centimes. Le taux d’avancement des travaux sur le chantier est de 95% , signale-t-on. Une visite inaugurale de la station de refoulement a été effectuée par le wali de Tizi Ouzou en juin 2006, rappelle-t-on. Ce dernier avait ordonné aux responsables chargés du projet d’accélérer les travaux afin de mettre fin à la crise du manque d’eau. Un représentant du comité de village rappelle aussi le terrain qui a accueilli la première station de refoulement appartenait à une vieille femmeà qui on aurait promis des postes de gardiens à ses deux enfants, au chômage. Nordine Douici
Tout le monde est unanime aujourd’hui pour affirmer, sans réticence aucune, que les cimes de ces fabuleuses montagnes du Djurdjura sont parmi les plus beaux sites de tout le continent africain. S’il y a précisément un site touristique à promouvoir rationnellement, c’est incontestablement ce féerique massif qui ceint toute la Grande Kabylie. Il faudrait rappeler à qui l’aurait peut-être oublié que l’Unesco a reconnu ce parc en 1997 en l’incluant dans son programme sur l’Homme et la biosphère.
C’est ainsi qu’il fut inclus également dans le réseau mondial des réserves de la biosphère. Cette distinction facilite toute éventuelle coopération et échanges internationaux. Il convient de signaler qu’un remarquable travail a été effectué depuis des années au niveau de ce majestueux parc. Avec le “début de la fin” de l’activité terroriste dans ces lieux, tout porte à croire que les affluences d’antan vers cet important territoire vont reprendre. Jadis, la réserve accueillait des dizaines de milliers de visiteurs parmi lesquels on trouvait les amateurs de la spéléologie, de l’alpinisme, du ski, du camping, des randonnées et de la photographie. En matière de faune et de flore, un titanesque travail de sauvegarde et de protection a été entamé au début des années 80.
C’est en 1983, d’ailleurs que ce parc fut enregistré dans le cadre du droit algérien portant protection de 600 variétés végétales et plus de 100 espèces d’oiseaux tels l’aigle royal, le vautour, le gypaète. Cette faune est également riche par sa diversité. Non seulement on y retrouve le singe magot mais encore plusieurs espèces rares d’animaux aperçus sur les deus versants du Djurdjura. Au chapitre tourisme, plusieurs types doivent être développés dans ce riche massif montagneux : du tourisme d’hiver à celui identifique, en passant par le tourisme général. Il est temps pour les pouvoirs publics mais aussi pour les investisseurs de s’y mettre pour redorer le blason de cet endroit magnifique et ce par l’implantation d’infrastructures touristiques tels que les hôtels, stations de ski, réseau routiers…
L’implantation de poles touristiques apportera à coup sûr des richesses et créera de l’emploi. En somme, il est grand temps de reconsidérer le Djurdjura pour que Tala Guilef (Boghni), Tabourth El Ainser (Assi Youcef), la main du Juif (Ouacif) et un tas d’autres endroits paradisiaques ne restent pas juste de vulgaires appellations. Sinon, ce serait un incommensurable gâchis. Au fait, ne dit-on pas qu’il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir ?.
Idir Lounès









