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Jeudi 01 Juin 2006

Slimane Chabi a l’air de prendre de l’âge. Il se fait même un peu plus vieux qu’il ne devrait l’être.

 

Son crâne fortement dégarni lui joue sans doute un vilain tour... Car, mis à part ce détail apparent, l’homme blague toujours. Parfois même comme un petit môme. Pas loin dans le temps, il a osé un album qu’il a intitulé "l’âne, le meilleur transport public d’Afrique." Pour lui, la chanson satirique, c’est sa manière de se prendre au sérieux. Et ce n’est pas bête...

Le bonhomme a de l’humour, et du charme. Un charme particulier à lui. Il séduit large. Rarement qu’il laisse son entourage indifférent. Il a surtout le contact facile, et une irrésistible force à tirer un rire au plus réservé. Ça coule de source chez lui. Et pourtant, il ne dit rien d’extraordinaire. Il ne relate que ce qu’il voit, ce qu’il entend, bref ce qu’il vit. Mais il a sa manière à lui de dire...de tout dire avec dérision. Et c’est ce qui a fait de lui ce qu’il est. On ne s’en lasse pas en sa compagnie. On l’a presque kidnappé lundi dernier sur le trottoir du boulevard des Douze salopards à la Nouvelle ville de Tizi-Ouzou à ses amis. Mais il est monté avec le sourire dans la voiture. Direction notre bureau régional dans cette ville pour un petit chat intime. En route déjà, le ton est donné. L’homme se lâche presque instantanément. Le spectacle sur les trottoirs l’inspire : "Les filles se serrent dans leurs pantalons moulés, les jeunes serrent à droite..." C’est son commentaire sur l’Algérie de 2005. No comment ! Lorsqu’il se prend au sérieux dans les locaux du journal, il n’est pas moins drôle : "Mon vrais nom est en fait...Chabi Slimane." Il est né en 1945 à Tissemsilt. Son père, commerçant dans le textile, était établit, à cette époque là, là bas. J’ai été à l’école jusqu’à la sixième. A onze j’ai dit bye bye à la craie." Et commence alors la galère pour le jeune enfant qu’il était. Il suivra d’abord son frère aîné à K’seur Chellala dans la wilaya de Médéa dans le temps.

" Slimane Azem, ma source d’inspiration "

Il tente de se relancer à nouveau dans une école de la ville mais il fera vite de tout claquer encore une fois après l’emprisonnement de son père, et de son frère. A l’indépendance, il se retrouvera "le dernier de mes frères. Ils se sont tous débrouillé : l’un est passé secrétaire général de mairie, un autre enseignant, et le vieux a tout vendu pour rentrer en Kabylie, et se remarier. Moi j’ai déserté pour m’installer à Alger, près de la Radio. Je voulais devenir chanteur, et je suis passé maître dans la géographie algéroise. Je connais les quartiers un par un puisque j’en ai fait le tour. Il n’y a pas un douar ou je n’ai pas passé la nuit au moins une fois. J’étais un vrai SDF à l’âge de quinze ans déjà, et ça a duré...six ans." Ya Boureb ! A ce moment-là, à défaut de chanter à la radio, il le faisait, en solo, au clair de la lune. Son premier disc "Mademoiselle" enregistré en arabe, en 1965, est passé inaperçu, complètement raté quoi. En 1968, il se fera embaucher enfin comme couturier chez une connaissance, et se marie. Sans pour autant se défaire de son rêve de devenir chanteur, il y restera dans le domaine jusqu’au mois d’août 1969. Le temps de mettre un peu d’ordre dans sa tête, quelques sous dans les poches, et un fœtus de six mois en route, avant de traverser la Méditerranée. A Paris, "j’étais comme tous les émigrés, j’ai bossé dans tout, j’ai travaillé comme manutentionnaire, préparateur de commande dans une usine de boulonnerie, j’ai vendu dans une alimentation générale, il y’avait tout ce qui se bouffe, j’ai fait aussi barman, puis j’ai pris mon propre bar au 20ème arrondissement en 1975." Auparavant, en 1970, à peine une année après son débarquement, il commettait son second disque, "Ifeka E raï I Madame, Nek Dheouliw Nemkhassam”. Ça était un grand succès, complètement autre chose que le premier. Alors, ça m’a incité à en faire un autre, “Thoura Dhessah Therwi”, en 1971, puis un autre, une année après, “Thaqssit Boumechich”, puis trois autres, “Ya Hmadache”, “Raïw”, et “L’Oualdin en 1973”. Dans la même année j’ai aussi sorti deux tubes en arabe. Je pense que j’ai fait plusieurs sauces, et beaucoup ont fini par céder à la tentation de goûter. Et de là je suis rentré en Algérie pour les enregistrer ici. Je l’ai fait grâce à Kamel Hamadi, et Ben Mohammed. C’est Mohia qui m’avait recommandé d’aller voir Ben Mohammed, c’était son ami, et le seul qui avait osé, à l’époque, passer Thaqssit Boumechich à la radio." Mohia, le nom est lâché. Forcément, Slimane a à dire sur ce personnage dont tout le monde en parle encore. Il s’attarde alors pour narrer sa rencontre avec la légende. "Je l’ai beaucoup fréquenté. Je l’ai rencontré pour la première fois en 1972, c’était juste au moment ou il débarquait en France car si je ne me trompe pas si en cette année-là qu’il est venu là bas. Il était alors étudiant, et il venait au 3e arrondissement, dans un bistro ou nous autres artistes se produisaient. Il se tenait dans un coin en retrait de tous, et suivait tout sans broncher. Quelques six mois après il distribuait des tracts, une sorte de bulletins qui traitaient des droits des travailleurs écrits en Tamazight, il faisait tous les cafés de Paris. C’était un vrai communiste. Après il avait monté une revue, je me souviens qu’il avait même inséré, dans un numéro, un article sur le disque Thoura Dhessah Tharwi. Le disque parle, en fait, des gens qui tenaient les bars, qui exploitaient leurs frères émigrés." En France Chabi a eu aussi à approcher, et à fréquenter les Yahiaten, Sadaoui, Taleb Rabah, Slimane Azem... Tiens si ce n’était pas Slimane, je pense que je n’aurais peut-être jamais songé à chanter. J’ai subi une grande influence de D’da Slimane depuis mon enfance déjà."

" J’ai vendu ma carte de résidence "

De confidence en confidence, Chabi avoue qu’à son débarquement à Paris, il n’a pas cherché à travailler autant qu’il a cherché à rencontrer Slimane Azem. Il se souvient aujourd’hui encore de ce beau jour où un ami lui a enfin indiqué dans quel café Azem chantait au 11ème arrondissement. "J’y été tout de suite. Cela remonte à 1971. Dès mon entrée dans la cafétéria, je l’ai surpris chanter Midemekthigh Ouahdhi Latrough, j’ai tout de suite versé des larmes, eh oui, il m’a eu en plein dans le mile. A la fin de la chanson j’ai été le voir, et lui demander si je pouvais l’embrasser, enfin lui faire la bise fraternelle, entre homme quoi”. On a tout de suite sympathisé, et une forte amitié a pris dès le premier coup. J’avais déjà une grande admiration pour lui, et il s’est montré vraiment courtois. Ma deuxième rencontre avec lui s’est faite le lendemain. On avait déjeuné ensemble. Il était avec Hamid Aouadhi, leurs femmes étaient aussi là. C’était le bonheur pour moi. Voilà. Et tout s’est enclenché par la suite. On a beaucoup partagé ensemble. Yahiaten, et Sadaoui avaient leurs cafés, alors on allait là bas pour se retrouver. Slimane était à Toulouse mais il venait souvent à Paris faire des tournées. Il y’avait aussi Mouhoub Ali, et d’autres encore." Pendant ces temps, Chabi faisait des allers, et retours entre Alger et Paris jusqu’en 1975, année ou il a claqué toutes ses économies. Il avait tout misé dans un bar qu’il a pris en associé. Il fera faillite au bout de quelques mois, et décide alors rentrer à Larbaâ N’Ath Ouacif. De retour en Algérie, "J’ai arrêté de chanter car j’ai eu des problèmes à la radio”. On m’a interdit d’enregistrer par ce qu’ils trouvaient que je m’inspirais de Slimane Azem." Il intégrera une coopérative d’agriculteurs, "c’était l’époque de la réforme agraire. Je n’avais pas de cyber mais j’ai pu remplir un poulailler." Il tente alors de se reprendre avec les poules, et les centimes de chez nous, mais ça ne sera pas assez pour achever la petite construction qu’il avait entamé. D’où l’idée de repartir en France sept ans après avec en tête une seule préoccupation : Ne pas revenir bredouille encore une fois.

Il arrête l’apiculture pour... la pizza

Il repart alors pour vendre sa résidence, et faire son déménagement pour un autre : Ramener un fourgon, une voiture, et un fusil de chasse en son nom pour "un client" contre 2 millions de centimes. A l’époque c’était une belle somme. "Je suis parti juste pour ça. Je ne pouvais pas risquer de tarder plus. Je me souviens, la première fois que je suis parti en 1969, à mon retour en 1973, mon fils m’appelait Moumouche ! C’est normal il croyait que j’étais un étranger, je l’avais laissé à six mois dans le ventre de sa mère." En 1982, il tentera de reprendre le chant avec un nouvel album, au nom de sa fille, Zourgouma qui s’avérera "un fiasco. Pour le prix que m’avait donné l’éditeur j’ai introduis juste trois nouvelles chansons les trois autres c’étaient des reprises, et ça n’a pas marché." Depuis, Chabi se consacre plus à son nouveau métier de fellah. Mais il n’abandonnera pas la chanson. "Depuis 1982, je me suis reconverti à l’agriculture. J’ai tout fait : l’agriculture, l’aviculture, l’apiculture, les vaches laitières, l’engraissement, l’élevage de lapins...Tout, tout quoi. Mais n’allez pas imaginer que j’ai un runch. J’ai rien à moi. Je n’ai aucune terre. C’est mon beau père qui m’a offert une petite parcelle ou j’ai bâtit." Aujourd’hui, il est resté fidèle à ses abeilles, un amour qui dure depuis 1978. Il a démarré dans le temps avec dix ruches. Aujourd’hui, il en totalise 500. "Mais c’est ma dernière année, l’activité est vulgarisée, il n’a plus aucun charme pour moi, et puis mes enfants qui m’aidaient ne le font plus depuis que je leur ai ouvert une boutique de pâtisserie, et une pizzeria. Tout seul je n’en peux plus." Eh oui ! Chabi aussi vit avec son temps, la nouvelle tendance : La pizza, Coca Cola, et les tourtereaux version papiche sont désormais sa nouvelle cible...Parait-il, ça rapporte, et ça inspire mieux... "Les vieilles aussi sont mes clientes. De bonnes clientes en plus. Qui aurait dit que nos vielles se présenteront un jour au comptoir pour réclamer une pizza ? Eh ben ! Elles viennent en copines pour manger de la pizza de Slimane Chabi. Ce n’est pas moi qui la fais mais je réquisitionne mes trois diplômés pour s’en charger." Il fait allusion à ses trois enfants universitaires : Un sociologue, un TS en électrotechnique, et une TS en informatique. "Au bout du compte, leurs diplômes ne leur ont servi à rien. Pas de boulot. J’ai dû débourser sept millions pour zâama...transformer ma fille en pâtissière.Mais au bout du compte, c’est de la pure escroquerie, elle est revenue avec le diplôme mais pas le métier, c’est son frère qui fait tout à sa place. Et pourtant, lui, il n’a pas été à l’école spéciale. Il a juste tout appris dès le début lorsque j’ai engagé un pâtissier." En marge de tout ça, Slimane Chabi a eu plusieurs autres enfants, il en compte quatre filles, et deux garçons, et d’autres albums dont "A ya Vendaeer, A ka D’El Dzaeer" en 1984, puis "A Dhaghragh Dhi Lakul", "Zouadj Dh Lizafer", "L’Dzaeer I Kemkoumen", "Le bac", "Le mariage par annonce", d’ailleurs je crois que l’idée a été reprise par la suite dans un film. Enfin j’en ai fait quelques sept à huit autres depuis mon retour en 1982." Il est encore sur un nouveau produit. "Toujours la même chose, dans le même registre. L’Algérie est pleine de comédies..." Par Djaffar Chilab mardi 5 avril 2005.

“J’ai deux cassettes prêtes mais...”
 
Un peu unique en son genre, Slimane Chabi est un artiste qui recherche son public au loin. Ancien chanteur, ou plutôt artiste de la chanson de dérision en kabyle, Chabi passe pour quelqu’un pas du tout fou de la scène, du contact. C’est d’ailleurs son grand paradoxe. On ne l’a que rarement vu dans les salles.
“Ce n’est pas mon truc, et puis ces derniers temps, je suis un peu occupé par autre chose. Comme tout Kabyle qui se respecte, je démolis et je reconstruis”, nous rétorquait-il avec son légendaire humour. Mais ce n’est pas pour autant qu’il ne pense pas à continuer ce qu’il a toujours aimé faire. “J’ai à peu près deux cassettes déjà prêtes mais ce n’est pas une priorité pour moi. Je les envisage si tout va bien pour le mois de mai prochain”. Mais qu’a-t-il encore mijoté lui qui a déjà intitulé un album, “L’âne, le meilleur transport d’Afrique” ? “Eh bien ! ça sera comme d’habitude une “khalota” (un mélange) de blagues, de musiques, de chansonnettes comme j’en fais d’habitude”.
D. C.

 

publié par Hassane AMRANE dans: Culture
Samedi 27 Mai 2006

Mourad RAHMANE, poète : « Il est temps de réhabiliter « AWAL » car nous en avons besoin »

Il vient de décrocher le deuxième Prix lors de la Rencontre poétique de la Soummam, qui a été organisée, par l’Étoile culturelle d’Akbou, du 26 au 29 décembre 2005, un autre trophée qui vient s’ajouter à une longue liste, mais Mourad RAHMANE, reste égal à lui-même, il prône la réhabilitation de l’« AWAL », la locomotive de la pensée kabyle, Kabyle.com l’a rencontré pour vous.
 
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Mourad RAHMANE, poète
Mourad RAHMANE et l’attestation de participation à la Rencontre poétique de la Soummam

Kabyle.com : Avant d’aller au cœur du sujet, pouvez-vous nous parler un peu de vous pour que l’on vous connaisse mieux ?

Mourad RAHMANE : Je m’appelle Mourad RAHMANE, originaire du village de ZAKNOUNE (Ouacif – Tizi Ouzou), je suis juriste de formation. Comme tout poète, j’essaye de faire passer mes idées et de traduire mes émotions en langue de vers.

Vous venez d’être classés deuxième aux Rencontres poétiques de la Soummam, que ressentez-vous après ce sacre ?

Ça me fait du bien du moment que ce résultat n’est pas le fruit du hasard mais plutôt celui d’un travail de longue haleine, je pense que celui qui persévère, qui se donne à fond, dans un domaine a, quand même, le droit d’éprouver une satisfaction après avoir concrétisé son vœu.

Parlez-nous de cette rencontre poétique, comment et dans quelles conditions s’est-elle déroulée ?

C’est une manifestation qui s’est étalée sur quatre jours, du 26 au 29 décembre 2005, nous avons eu droit à plusieurs manifestations aussi riches et bénéfiques les unes que les autres, elles nous aideront certainement pour le reste de notre carrière, surtout les différentes conférences, comme celles animées par M. Younès ADLI et M. Rachid MOKHTARI entre autres.

Pouvez-vous nous décrire votre état d’esprit suite à l’annonce de votre classement, vous y attendiez-vous ?

J’ai été très ému et heureux à la fois, pour moi, c’est un autre pas vers la réussite et une nouvelle lueur d’espoir afin de concrétiser la chose dont je rêve, en l’occurrence sortir, moi et ma poésie, de l’anonymat.

Mais, à ce que l’on sait, c’est parti pour devenir une habitude chez vous, car votre palmarès est fort d’une dizaine de titres, pouvez-vous nous les détailler ?

Oui j’ai été primé à maintes reprises dans différentes joutes poétiques, je citerai :

 1er Prix au Festival national de la poésie amazighe organisée par l’association Tusna, en 1999.

 1er Prix au Festival « Tafaska n Si Mouh Oumhand » à Larbâa Nath Yirathen, en 1999.

 Prix du jury au Festival « Mouloud MAMMERI » d’Ath Yanni, en 2000.

 1er Prix lors de la Caravane culturelle organisée par la Direction de la Jeunesse et des Sports de Tizi Ouzou (DJS-TO), en 2000.

 3ème Prix lors des Journées poésie amazighe « Si Mouh Oumhand et Youcef Ouqaci », en 2003.

 1er Prix lors du Festival national de la poésie amazighe organisée par l’association Tusna, en 2003.

 1er Prix du mouvement associatif des Ath Douala en hommage à MATOUB.

 1er Prix lors de dernière édition des Journées de poésie amazighe « Si Mouh Oumhand et Youcef Ouqaci ».

 2ème prix lors de la Rencontre poétique de la Soummam, en 2005.

Vous avez, déjà, participé en tant que juré à un concours de poésie, de l’avis de beaucoup de personnes, ce n’est pas toujours évident, vous en pensez quoi ?

Effectivement, j’ai été choisi comme membre du jury lors de la deuxième édition des Journées poétiques « Si Mouh Oumhand et Youcef Ouqaci », sincèrement ça m’a fait un grand honneur d’y prendre part, mais j’avoue que ce n’est pas toujours facile d’assumer une responsabilité de cette envergure, car nous y avons affaire à des âmes sensibles, ce n’est pas facile d’évaluer un poète du moment que chacun a sa manière de voir les choses, il y a risque de subjectivité.

Comptez-vous participer à d’autres concours de poésie à l’avenir ?

Mais bien sûr, au plus grand nombre possible.

Parlons de votre répertoire poétique, combien de poèmes avez-vous écrits à ce jour et quels-sont vos thèmes préférés ?

Pour vous dire le nombre exact, ce n’est pas possible, car je ne comptabilise jamais mes poèmes, mais j’ai, à peu près, une cinquantaine. J’ai, tendance, à toucher plus à la poésie moderne, sur le plan thématique, j’essaye d’innover et d’écrire surtout sur le surréalisme, la mélancolie, j’adore aussi les jeux de mot et la poésie de l’absurde.

Avez-vous déjà édité vos poèmes en recueil ou sur tout autre support ?

Non, je ne l’ai pas encore fait, mais j’ai, à mon actif, plusieurs passages à la radio et à la télévision.

Peut-on savoir ce qui vous empêche de le faire ?

Faute de moyens, du moment que je n’ai terminé mes études que l’année dernière, je trouve que ce n’est pas donné à n’importe qui d’investir pleinement dans ce domaine, il est dur d’éditer de la poésie chez nous, vous le savez bien !

Quel sera votre dernier mot ?

Je tiens à remercier vivement tous ceux qui m’ont aidé et soutenu, j’espère, un jour, pouvoir publier ma poésie et réaliser mes vœux dans ce domaine. Je souhaite vraiment que la poésie retrouve sa place au sein de notre société, ne plus la considérer comme étant un art écarté, il est temps de réhabiliter « AWAL » car nous en avons besoin. Je terminerai pas ce poème :

Urigh

Urigh ayen id iyuran
Yura-yi qbel ad tarugh
Uright mi t-heggan wussan
Bwin-iyi-it-d ad tarugh
Urigh-timi d ituran
Lemmer ur yuri ur tettarugh

Netta yura nek urigh
Akken ad yggri d ccfaya
Mi d- jemâegh deg ayen urigh
Fehmeght imi id-iyura
Lemer ur yektib ur turigh
Uright imi id iyura

Rebbi yurat di twenza
Nek ad tarugh di lkaghed
Ma mutegh ad yeggri d anza
A taâzizt ad as tesled
Urant timucuha
Yiwet tetabaâtayed

Yurat akken yebgha at yaru
Yiwen ur d as yenni seggem
Lemer zigh akmid yesru
Ad galegh deg imiw susem !
Nek zrigh ul im d azru
Kem zer mazal hemleghkem

Mourad RAHMANE

Pour Kabyle.com – Rédaction de Tizi Ouzou – 08 janvier 2006
Entretien et transcription : Djamel B. (Rédaction de Tizi Ouzou)

 

publié par Hassane AMRANE dans: Culture
Mardi 23 Mai 2006
publié par Hassane AMRANE dans: Culture
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