Belkacem Hadjadj dans « Machaho »
Né en 1950 à Alger, d'origine des ouacifs Belkacem Hadjadj vit à Bruxelles depuis de nombreuses années. Après avoir étudié le cinéma à l’INSAS, d’où il est sorti diplômé en 1977, il a travaillé pour la Radio Télévision belge (RTB) jusqu’en 1978 et pour la Radio Télévision algérienne (RTA), entre 1978 et 1987. Entre 1985 et 1991, il a enseigné le Cinéma à l’Institut National des Sciences de l’Information et de la Communication (INSIC) d’Alger.
Filmographie : un premier court métrage, « La Goutte » (1982), trois téléfilms : « Le Bouchon » (1980), « Bouziane-el-Kalaï » (1983), « el-Khamsa » (1988)
Premier long métrage de fiction : « Machaho » (1995), documentaires : « L’Arc-en-ciel éclaté » (1998) et « Une femme taxi à Sidi Bel Abbès » (2000). « El Manara » fut sélectionné en compétition officielle au Festival de Carthage 2004 et au Fespaco 2005.
Belkacem Hadjadj
Né en 1950, Belkacem Hadjadj fait des études supérieures à l’INSAS, en Belgique, puis travaille pour la radio-télévision algérienne, où il réalise Le bouchon (1980). Dans sa filmographie figurent également un court métrage, La goutte (1982), deux longs métrages, Bouziane el-kalai (1983) et Djillali Gataa (1984), et une série de cinq courts intitulé El Khamssa, Le voisin, Les ciseaux, La sortie, l’Américain et L’amende. Par la suite, il réalise un documentaire vidéo, La sebeiba (1992), puis Machaho (1995). Tourné en berbère, ce dernier conte l’histoire d’un paysan kabyle qui recueille et soigne un jeune étranger mourant sous la neige. Tourné en 1998, L’Arc en ciel étoilé est un documentaire entrepris avec le concours d’un psychiatre et d’un plasticien, où le réalisateur se penche sur le travail de deuil d’enfants victime du terrorisme.
Belkacem Hadjadj face au public
Dans son deuxième numéro, la rencontre mensuelle “Parole aux artistes” a été consacrée au septième art avec comme invité du mois Belkacem Hadjadj, réalisateur et producteur dans le domaine. Devant une salle comble d’invités, d’artistes, de jeunes et des amateurs du cinéma et à travers un débat très fructueux et enrichissant, qui a duré plus de trois heures, M. Hadjadj a touché pratiquement à tout ce qui a trait de près ou de loin au cinéma : de la production cinématographique, de sa propre expérience, du cinéma algérien, etc. Belkacem Hadjadj Salem Ait Ali Belkacem , communément appelé Muhend u salem,(Mon ami), acteur dans plusieurs films et aussi le rôle de Oussalas dans le film “Machahu”) La Dépêche de Kabylie
A une question sur le rôle du cinéma dans l’éveil de la conscience populaire, le réalisateur déclare “que le monopole de l’Etat sur le secteur n’a pas permis de réaliser grand-chose”, il cite comme exemple les films “Tahya Ya Didou et Omar Guetlatou”, “qui ont traité les vrais problèmes de la société algérienne et qui ont eu des succès énormes”.
A une question sur le rôle du cinéma dans l’éveil de la conscience populaire, le réalisateur déclare “que le monopole de l’Etat sur le secteur n’a pas permis de réaliser grand-chose”, il cite comme exemple les films “Tahya Ya Didou et Omar Guetlatou”, “qui ont traité les vrais problèmes de la société algérienne et qui ont eu des succès énormes”. A propos du cinéma et l’école, il plaide pour l’intégration du cinéma dans le système éducatif, il déplore “qu’aujourd’hui, il y ait des jeunes de 20 ans qui n’ont pas vu un film dans une salle”.
Entouré en cette occasion par deux acteurs du film “Machahou”, duquel il retient “cette belle et riche expérience, à partir du moment où ce film est l’un des premiers en langue amazigh et qu’il a été réalisé dans une conjoncture très difficile”.
Belkacem Hadjadj a répondu aussi à plusieurs questions avec franchise et sans détours, notamment sur ses dernières productions, “El Manara” et les séries de caméras cachées, “Tant qu’on ne peut pas produire cent, voire deux cent films par an, on ne peut parler d’un cinéma algérien”, cela, “nécessitera beaucoup de moyens de la part de l’Etat, qui doit financer la production cinématrographique”, dit-il. Il préconise aussi l’ouverture des écoles spécialisées pour assurer la relève. Quant à ses futurs projets, il annonce un feuilleton qui sera réalisé en tamazight, arabe et français.
A rappeler, enfin, que cette rencontre est la deuxième du genre, le premier numéro a accueilli le chanteur Si Muh. Cette rencontre organisée par la maison de la Culture et animée par Slimane Belharet, promet encore “d’autres surprises”.
l Je suis agréablement surpris aujourd’hui par la qualité et la richesse de cette rencontre de part le public présent, l’organisation, le débat et l’animateur. Je suis très content, franchement, je ne m’attendais pas à ça !
l Je suis impressionné et en même temps très honoré d’assister à ce rendez-vous aux côtés d’un homme courageux et d’une grande valeur qui est un pionnier dans le cinéma d’expression amazigh, pour moi Belkacem Hadjadj est au cinéma, ce qu’est Lounis Aït Menguellet à la chanson kabyle.
Après avoir tenté, en 2003, une expérience largement positive avec un premier produit qu’il avait intitulé “Nostalgie”, Djamel, mu par cette envie de répondre à l’attente des ses fans dont le nombre va grandissant et surtout par ce désir de contribuer à faire de la culture amazighe , via la chanson, autre chose que du simple folklore, est passé à un niveau supérieur en produisant encore mieux.
Enfin, le nouvel album que son auteur, Djamel Kaloun, a intitulé “Fusions” est disponible sur le marché dès le début de la semaine dernière. Prévue pour la fin de l’année dernière, la sortie de ce produit a connu un certain retard dû à l’éternel problème des studios d’enregistrement et des maisons d’édition qui ne donnent pas la chance aux artistes en herbe d’extérioriser leur talent.
Pourtant, dès la disponibilité dudit album dans les étals, un certain engouement est déjà remarquable tant au niveau de Bouira que de Tizi Ouzou d’où le chanteur est originaire (il est né à Agouni fourou, dans la commune d’Ait Toudert). Il faut dire que la qualité de ses chansons ne peuvent laisser insensibles ceux qui les écoutent. Comme l’appétit vient en mangeant, l’appréciation s’accommode de l’écoute, cela va sans dire qu’à ce propos, écouter Djamel Kaloun est une réelle délectation. Après avoir tenté, en 2003, une expérience largement positive avec un premier produit qu’il avait intitulé “Nostalgie”, Djamel, mu par cette envie de répondre à l’attente des ses fans dont le nombre va grandissant et surtout par ce désir de contribuer à faire de la culture amazighe , via la chanson, autre chose que du simple folklore, est passé à un niveau supérieur en produisant encore mieux. “Fusions” est là pour témoigner du sérieux et surtout du cœur que le fils d’Agouni Fourou a mis à l’ouvrage pour ne pas “se décevoir” et décevoir ses admirateurs La vois mélodieuse ajoutée à la qualité des musiques font que ce nouvel album le propulse d’un cran supplémentaire vers la cour des grands.
Sur le plan musical, Djamel est allé au delà des limites de son environnement immédiat, la Kabylie. Mariant à merveille, les styles musicaux, le Kabyle, le marocain, le gnaoui, le sahli, le reggae, le country music et le rap, le chanteur les a agrémentés de paroles, les siennes et celles des paroliers qu’il dit solliciter sans complexe, où la sagesse, la richesse et la force du verbe “zestent” la mélodie pour donner naissance à une œuvre conséquente.
La première chanson, Serrht-as ad tecdeh (laissez-là danser), est une des facettes de la chanson typiquement kabye où le rythme vous fait vibrer et vous donne l’envie de “descendre sur scène” pour danser et se défouler.
La deuxième, llit llit yidi (Soyez avec moi), s’inspirant de la célèbre chanson de Zerrouki Allaoua (L’haf nettut), est un jumelage des cultures afro-kabyle. Kaloun lance un appel aux jeunes, arrac, pour laisser libre cours à leur envie de chanter , de danser en profitant de cette vie éphémère.
Puis, il y a Ameddakeel-iw n zzman (Mon compagnon d’antan), sa troisième chanson, sur fond de musique marocaine, qui est également un message lancé où l’union et le rapprochement entre les peuples en est le thème principal.
Talwit, le bonheur, (4ème chanson), est exécutée avec brio. En pensant entendre s’entremêler le targui, la country music et le rap, d’aucuns s’imagineraient une quelconque “ indigestion” musicale. Cependant, la mixture concoctée par Djamel est d’une saveur et d’une fraîcheur qui leur feraient changer d’avis.
A yemma, (ô mère !), Ad ruhegh (je pars), tettef tacita (elle tient un rameau), ne dérogent pas à la règle établie par Kaloun Djamel. Toutes aussi agréables à écouter les unes que les autres, elles expriment la force du verbe, le rythme, et la mélodie. Ainsi, l’amour, la paix et la joie de vivre sont les thèmes privilégiés par Djamel.
L’excellent mariage de styles introduit dans ce deuxième album vous fait voyager à travers des contrées et vous dit une vérité déjà connue : la musique est universelle. La voix mélodieuse de Djamel a fait le reste. B. Mechoub
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Les Ouacifs, en attendant des jours meilleurs
Les activités culturelles en désuétude
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Déjà maigre de par le nombre limité d’associations, le tissu culturel aux Ouacifs est réduit dans une large proportion à une existence purement administrative, laissant le champ à seulement deux entités et à une Maison des jeunes très loin de sa principale mission de lieu de rayonnement culturel. Et pour cause, l’inventaire en la matière qui fait ressortir à peine une demi-dizaine d’associations agréées et deux seulement encore en activité est suffisamment parlant. Un état chiffré des lieux qui illustre on ne peut clairement l’état de désuétude qui caractérise l’action culturelle de la région pourtant pionnière en la matière.
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